Celeste projet marylin

Champs sur marne, France, 2011

Fiche Technique

Type

informatique

Lieu

Champs sur marne, France

Maître d’ouvrage

Celeste

Maître d’œuvre

Architecture : enia architectes
Ingénierie : IOSIS Bâtiments (courants forts et faibles, plomberie, structure, VRD)
CVC : APIS
Economie : 12 ECO
Acoustique : LASA

Chef de projet : Sébastien Souan
Assistants : Morgan Kerleau

 

© photographies

Jérôme Epaillard

Surface

1 800 m²

Montant

5 M€ HT

Programme

Construction d’un centre informatique (650m² serveurs) et du siège social de Céleste. Concept breveté (brevet commun ENIA/Céleste).

Mission

Mission complète

Statut

livré

Date

2011

Le site

Prévu pour accueillir le siège social et le data center de Celeste, l’ensemble de Champs sur Marne développera au total 1 800 m².

La parcelle choisie est située sur la commune de Champs sur Marne au sein de la ZAC de la Haute Maison. La ZAC fait partie du parc d’activité de la Cité Descartes, où sera implanté d’ici 2012 le pôle scientifique et technique Paris-Est, au cœur du Cluster Descartes Ville durable qui constitue un des territoires prioritaires du Grand Paris.

La Cité Descartes a l’ambition de devenir un centre stratégique de la région capitale et un pôle tertiaire majeur entièrement dédié à la conception et la réalisation de la ville durable du futur. Elle a ainsi pour vocation de permettre le développement de l’économie durable et des technologies vertes.

La très haute performance environnementale du projet est donc en complète cohérence avec le site géographique.

Concept énergétique

Le concept Marilyn a été inventé, breveté et développé pour répondre aux deux problématiques abordées en introduction.

De conception verticale, il peut réduire jusqu‘à cinq fois le foncier nécessaire à ce type de construction.

Il utilise le « freecooling » pour refroidir les zones informatiques (prise de l’air à la température extérieure pour profiter de nos climats modérés) et ne nécessite de climatisation que 20% du temps.

La configuration verticale permet de profiter de l’effet de tirage thermique pour améliorer le rendement. Ce dispositif de diminuer la consommation électrique globale de près de 30% soit une économie d’environ 6 GWh par an, équivalent à la consommation annuelle d’un bâtiment de bureaux classique de 150 000 m². Ce gain est gigantesque au regard des ordres de grandeur. L’économie carbone sur le projet Marilyn s’élève à environ 500 tonnes annuelles.

Enfin le dispositif global est particulièrement économique (coût à la baie quasiment divisé par deux) et permet d’envisager une multiplication aisée de ce projet.

Caractère novateur et impact de l’invention

Le projet révolutionne le secteur en termes d’organisation du process et de capacité à intégrer de la « haute densité » de baies à moindre coût.

La disposition verticale et l’organisation optimisée du type de data center breveté par enia architectes et CELESTE permettent de limiter la surface au sol. On peut donc les implanter en milieu urbain  contrairement aux centres traditionnels qui nécessitent une surface de foncier considérable. De plus, le coût de ce type de centre est très avantageux : le coût unitaire au kVA de baie installé est divisé de moitié par rapport à un centre traditionnel.

De nombreuses études montrent que la dématérialisation des échanges et des données est en réalité très coûteuse en énergie (une recherche Google équivaudrait à une ampoule allumée une heure, près de 5% de l’électricité aux USA est consacrée aux infrastructures informatiques).

Il s’avère aujourd’hui indispensable de limiter cette consommation énergétique par ce type de recherche et d’invention avec un bras de levier énorme.

Dialogue du bâtiment avec le paysage

La parcelle est délimitée par deux voies, une rue de circulation urbaine au Nord et l’autoroute A4 au Sud, situation qui confère au projet deux échelles de lecture.

Côté rue, le projet répond à une échelle de quartier. Le bâtiment de bureaux respecte l’alignement sur la rue, et dialogue directement avec son environnement proche. L’entrée, dans l’axe central, inscrit une faille dans le bâtiment et le scinde en deux parties distinctes.

La partie Est est une réplique formelle à échelle réduite des tours informatiques. Une façade rideau (orientée nord) succède au bardage bois, et instaure un dialogue des bureaux avec la rue.

Ces deux volumes son revêtus d’un nombre limité de matériaux ce qui induit la perception d’un ensemble homogène et compact

Vue depuis la rue Albert EINSTEIN

Un bardage métallique noir continu, relie le bâtiment tertiaire au bâtiment informatique, situé en arrière plan.

Depuis l'autoroute A4, le projet répond à une échelle plus large. Le relief de la parcelle et la présence d’une bande boisée de plus de huit mètres favorisent une insertion discrète. Seule la partie haute des tours informatiques est visible depuis l’autoroute. Néanmoins, le projet bénéficie d’une très bonne visibilité depuis la sortie 10 de l’autoroute, et le boulevard du Ru de Nesles (N370), desservant la Cité Descartes

Matériaux

Les matériaux – métal, bois et   verre – ont été choisis dans une palette restreinte :.

Un bardage métallique nervuré noir et un bardage bois enveloppent les parties aveugles des bâtiments. Les ouvertures du bâtiment tertiaire sont le fait de murs rideaux correctement orientés.

Le bardage métallique nervuré vertical noir, parcourt et enveloppe l’ensemble des entités et leurs donne une forme homogène et compacte.

Le verre confère au bâtiment tertiaire une grande légèreté et contribue à mettre en évidence le bardage métallique.

Vue depuis l'autoroute A4

Les bâtiments informatiques se caractérisent par un bardage bois vertical. Ce matériau noble et organique, associé au bardage métallique noir, rappelle les objectifs de performance énergétique du projet.