Complexe sportif sncf

Ivry sur Seine, France, 2011

Fiche Technique

Type

sport - logement

Lieu

Ivry sur Seine, France

Maître d’œuvre

Architecture : enia architectes

Ingénierie TCE : IOSIS Bâtiments

Etudes environnementales : Elioth

Surface

4 250 m²

Montant

7,2 M€HT

Programme

Complexe multifonctions intégrant un ensemble sportif (gymnase omnisport, dojo, salle haltérophilie, salle tennis de table, boulodrome extérieur), une salle polyvalente, des ateliers de confection (costumes et décors), un foyer d’hébergement (24 lits), des espaces tertiaires.

Mission

Mission complète

Statut

livré

Date

2011

Approche environnementale

Bâtiment à forte inertie
Production ECS par capteurs solaires
Enveloppe performante : isolation par l’extérieur, vitrages basse émissivité, brise soleil
Toiture végétalisée
Confort visuel (éclairage naturel)

Contexte :

Construit en marge des opérations publiques d’aménagement pour le secteur d’Ivry Confluences, le projet du centre sportif de la SNCF amorce une dynamique de remodelage urbain qui transformera durablement le quartier d’Ivry Port dans les vingt prochaines années.
Longtemps marginalisé, ce territoire au passé industriel, fait aujourd’hui partie des zones prioritaires du renouvellement urbain de la ville.
Destiné au Comité d’Etablissement de la SNCF, le complexe sportif et polyvalent  regroupe des activités sportives et culturelles, actuellement pratiquées dans des bâtiments qui seront prochainement cédés par la SNCF.
Il complètera ainsi le maillage trop lâche des équipements sportifs et culturels de la banlieue parisienne.
Le centre abrite notamment une salle omnisports et des salles de sports annexes (tennis de table, arts martiaux, haltérophilie), une salle polyvalente, des ateliers pour la confection de décors et de costumes de théâtre, des bureaux, un hébergement-relais occasionnel ainsi qu’une maison de gardien.
Cinq programmes différents composent ainsi la destination singulière de cet équipement : Sport, Tertiaire, Hébergement, Théâtre, Activités culturelles. Cinq programmes différents qui s’adressent à cinq publics différents et dont les contraintes d’exploitation diffèrent radicalement.
C’est précisément cette mixité qui détermine les enjeux majeurs du projet. Comment faire en sorte que ce programme hétéroclite trouve un contenant unitaire et compréhensible pour les usagers tout en offrant des espaces partagés ?
Là ou le programme décrivait implicitement un édifice avec cinq portes qui permettrait à chacun d’accéder de façon autonome à la partie qui le concerne, nous avons imaginé un projet qui provoque des intersections entre les différentes parties du programme :
Nous avons tenu à multiplier les points de rencontre et de l’échange, de définir et de faire exister des espaces qui étaient absents dans le programme initial pour faire de la dimension collective de l’équipement un vrai enjeu.

Le projet : 

Implanté sur une ancienne friche ferroviaire, le projet recompose complètement le territoire dans lequel il s’inscrit.
Face à une situation urbaine relativement déstructurée – mélange de petits ateliers, friches, logements individuels et collectifs – le projet s’impose avec simplicité et retenue pour afficher son caractère institutionnel.
Une figure élémentaire ordonne et oriente le site. La façade avant, largement publique, qualifie l’accès au site et l’entrée des visiteurs. Elle confère une identité forte au lieu et conforte son ancrage durable dans son contexte. La façade arrière, qui donne sur les voies SNCF a un statut plus privatif : elle abrite notamment les terrains de pétanque, le club house et la salle polyvalente.
Le retournement de la façade en équerre à l’emplacement des activités du théâtre donne une certaine lisibilité au programme tout en définissant clairement l’entrée de l’édifice. Un retrait par rapport à la voirie a permis de dégager un parvis généreux qui contribue à qualifier l’accès principal et renforce le caractère urbain de l’ensemble.
Avec 27 terrains de pétanques, le complexe du Champs Dauphin est le plus grand boulodrome d’Europe.

La maison du gardien : 

Partie intégrante du projet, la maison du gardien s’inscrit dans la logique de la composition du plan masse.
Entièrement construite sur pilotis et implantée au cœur du site elle propose une architecture respectueuse de l’intimité de ses habitants tout en conservant sa fonction primaire qui est de surveiller le site.
La sobriété de son expression formelle est en résonance avec celle du centre sportif dont les principales caractéristiques ont été reconduites en termes de choix de matériaux et de composition.
L’enveloppe de la maison du gardien, dont l’opacité est rompue par une seule fenêtre horizontale, a fait l’objet d’un travail spécifique sur la qualité de la lumière des espaces intérieurs dont le résultat – lumineux – est inattendu.

Les matériaux : 

L’alternance d’opacités et de transparences en façade ainsi que l’utilisation d’une palette restreinte de matériaux : verre moulé, enduit blanc, donnent une certaine abstraction à la composition volumétrique et contribuent à effacer l’extrême diversité programmatique qui caractérise le projet.
La typologie de la grande salle omnisport - cœur du projet - est d’une rigoureuse simplicité : un soubassement opaque ceinture la salle à hauteur de jeu, dominé par un volume translucide qui éclaire l’espace de façon homogène. Un bandeau de vitrages clairs à la jonction horizontale des deux offre des cadrages vers le ciel sans pour autant perturber le champ visuel des sportifs

Environnement : 

Conçu dans une démarche HQE rigoureuse, le projet se veut exemplaire d’un point de vue environnemental : protection solaire passive pour les parties vitrées exposées, toitures terrasse végétalisées, isolation par l’extérieur, chauffage d’eau chaude solaire, charpente bois, etc.
Les façades du centre, en particulier celles de la salle omnisport sont réalisées en verre profilé armé en double paroi, avec un traitement spécial qui améliore les capacités thermiques du verre. Translucides et éclairantes, elles évitent la surchauffe due à l’effet de serre en été tout en limitant des déperditions calorifiques trop importantes en période hivernale.