ESITC Caen

Caen, France, 2014

Fiche Technique

Type

enseignement - enseignement

Lieu

Caen, France

Maître d’ouvrage

Région Basse Normandie

Maître d’œuvre

Architecture : enia architectes
Ingénierie : EGIS Bâtiments Centre Ouest

Chef de projet : Ba Tuoc Vo

© perspectives

Fred Peronne

Surface

3140 m²

Montant

6,74 M€ HT

Programme

Extension de l’école supérieure d’ingénieurs en travaux de la construction : amphithéâtre 500 places, salles d’enseignement, laboratoires, hall de technologie, pôle administration

Mission

Concours

Statut

études

Date

2014

La réalisation de l’extension constitue une étape importante dans l’évolution de l’ESITC. Son histoire débute  il y a 20 ans,  et fait d’elle désormais un établissement d’enseignement supérieur majeur.  Son bâtiment doit donc être le reflet de ce rayonnement qui dépasse aujourd’hui les frontières de l’hexagone.

 

Une nouvelle identité qui exprime les spécificités de l’ESITC

Etendre un bâtiment existant est toujours une tâche difficile pour un architecte. Dans ce cas précis, il s’agit à la fois de s’articuler à une morphologie existante, en soulignant ses qualités et de conférer une identité nouvelle à l’école.

L’ESITC regroupe des activités d’enseignement théorique, de travaux expérimentaux et de recherche. Cette diversité de fonction doit pouvoir être lisible dans la composition générale de l’édifice et en constituer l’identité.

Pour cette raison, l’amphithéâtre est implanté au nord de la nouvelle figure, sa forme expressive est lisible depuis la RD7. Il amorce une ligne rigoureuse qui se termine par la halle matériaux, programme très spécifique à une école d’ingénieurs en construction. Au Sud, les portes pliantes ajourées laissent deviner l’activité de la halle. Les laboratoires de recherches s’ouvrent également généreusement sur la zone comme un signal fort. La figure architecturale affiche ainsi l’enseignement, l’expérimentation et la recherche qu’elle abrite.

Les matériaux employés, bardage nervuré métallisé et béton noir font écho aux matériaux existant dans un nouveau vocabulaire formel.

Un nouveau fonctionnement rationnel et fluide

Entre ces pôles, la rue intérieure se prolonge et marque l’entrée du site. L’axe central proposé par les concepteurs du projet initial est  utilisé comme fil de composition de toute la figure. C’est autour de lui que le programme se développe, que les entrées sont aménagées, dans un principe d’aménagement paysager qui laisse une place généreuse aux circulations douces.

L’extension se raccorde naturellement aux deux extrémités du bâtiment existant. Elle est l’occasion d’une recomposition des flux au sein de l’école : l’enseignement se concentre au nord, la recherche et les travaux pratiques au Sud, et l’administration se concentre à l’étage, au sud-ouest. Un soin tout particulier est apporté à la qualité des espaces d’enseignement (rigueur géométrique des salles, lumière naturelle), des circulations (générosité et fluidité), des lieux de rencontre (espace élèves, nouveau hall amphithéâtre, hall existant prolongé au nord).

Parmi les espaces nouvellement créés, l’amphithéâtre tient une place majeure tant dans l’écriture architecturale du projet que dans le fonctionnement de l’établissement. Il a fait l’objet d’une attention toute particulière pour répondre aux objectifs de modularité du programme :

Les accès à la nouvelle école sont clairs, hiérarchisés et adaptés à la pluralité des usages. En complément des accès dans l’axe de la rue intérieure, un accès indépendant est prévu pour le pôle élève (éloigné du voisinage) ; un nouveau hall en double hauteur est créé pour donner un accès direct à l’amphithéâtre, possiblement utilisé indépendamment du fonctionnement de l’école ; un accès spécifique à l’administration est aménagé.

La nouvelle ESITC s’implante dans un bâtiment campus aux fonctions et ambiances diversifiées, reliées par des circulations intérieures et extérieures généreuses.